Unité pastorale Grande-Rivière
Unité Pastorale Grande-Rivière

 

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Courriel : st.paul@videotron.ca

HISTORIQUE...

Quelques étapes de l'histoire
de l'Église Saint-Paul d'Aylmer

Aylmer est situé dans la région de l’Outaouais québécois, le long de la rivière des Outaouais et en face d’Ottawa, la capitale du Canada.

Église St. PaulSon histoire remonte loin dans le temps. Ce fut d’abord une terre habitée par les nations autochtones, notamment par les Algonquins; puis une terre de passage pour les premiers explorateurs, les missionnaires et coureurs des bois européens. Ce fut, au début du 19e siècle, une terre d’accueil pour les nombreux travailleurs de l’industrie de la forêt de la région et des ouvriers de la construction du canal Rideau.

Les francophones catholiques de cette période sont dispersés sur un grand territoire au milieu des anglophones, des irlandais et des écossais. Ils demandent alors des services religieux en français. L’Archevêque de Montréal, Mgr Lartigue, accède à leur demande en 1827 et mandate un prêtre de Saint-Sulpice, Jean -Baptiste Roupe pour agir comme missionnaire itinérant.

Le sulpicien dira la première messe à Aylmer en 1828.

    1838 : Charles Symmes, protestant, fait don d’un terrain à la condition expresse que ledit terrain serve à la construction d’une église catholique, et aux fins du culte; 

    1840 : Fondation et érection canonique de la paroisse Saint-Paul d’Aylmer;

    1842 : Bénédiction de la première église;

    1862 : Bénédiction de la 2e église par Mgr J. Eugène Bruno Guigues, o.m.i., premier évêque d’Ottawa;

    1892 : Incendie de la 2e église;

    1893 : Construction de la 3e église;

    1904 : Un incendie allumé par la foudre endommage l’édifice.

    1905 : Réparations et bénédiction de l’église actuelle;

    1917 : Achat d’un orgue Casavant (installé en janvier 1918);

    1940 : Centenaire de la paroisse;

    1967 : Rénovation et décoration intérieure de l’église. Installation dans le choeur de la pièce murale “La Résurrection” de l’artiste québécois, René Derouin

    1996 : Réfection de la toiture de l’église;

    1997 : Peinture de l’intérieur de l’église;

    2000 : Restauration de la pièce murale “La Résurrection” par Louise Bergeron;

    2000 : Installation de salles de toilette au sous-sol de l’église;

    2006 : Début du projet de restauration de l’enveloppe extérieure de l’église.

    2009 : Incendie de la 3ième église

L’église que nous voyons aujourd’hui avec son magnifique clocher et son toit voûté est un héritage que nous ont laissé les générations passées.

La paroisse Saint-Paul d’Aylmer fait partie du diocèse Gatineau, au Québec.

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La résurection
(Tapisserie au devant de l'église)
 

Tapisserie

Cette oeuvre a été réalisée en 1967 lors de la rénovation de l'église Saint-Paul.

Réalisation : Atelier Artimon, Varennes
Tissage : Atelier d'Artisans de St-Jovite
Carton : René Derouin
Réalisation : René Derouin et Jeanne Molleur
Assistantes : Louise Molleur et Jeannine Derouin
Contracteur : Desmarais Robitaille, Montréal
Technique : Tissage, Feutre et Broderie

L'Oeuvre a été restaurée en 2000 par Louise Bergeron

Origine de l'œuvre selon son auteur

En 1967, mon atelier était installé dans une vieille maison de pierres à Varenne sur le bord du fleuve Saint-Laurent. Je travaillais à une série sur le thème de l'hiver en gravures sur bois, lorsqu'on sonna à la porte en plein mois de janvier. Frédérick Back et André Robitaille venaient pour me parler d'un projet de mural pour l'église de Saint-Paul d'Aylmer alors en rénovation. Quelle surprise de recevoir cette visite imprévue ! Le projet m'intéressait à plusieurs niveaux : nous vivions une époque très difficile financièrement et, l'idée m'emballait de réaliser une murale dans la tradition de l'art public. Les muralistes mexicains m'avaient beaucoup impressionné lors de mes études au Mexique de 1955 à 1957!

J'ai accepté le projet, et suis parti visiter les lieux à l'église Saint-Paul d'Aylmer. J'ai préparé une maquette et un devis de réalisation qui impliquait plusieurs personnes : l'œuvre était monumentale ! Ensuite, j'ai rencontré les Artisans de Saint-Jovite pour leur commander les matériaux de base : de grandes quantités de pièces tissées dans leur atelier. J'ai formé une équipe de travail avec mon épouse Jeanne Molleur-Derouin, sa sœur Louise Molleur et ma grande sœur Jeannine Derouin. Au printemps 1967, la maison et l'atelier étaient en pleine résurrection. D'ailleurs, le printemps a toujours été ma période de création privilégiée! En réalisant l'œuvre murale, je me suis rappelé les dessins faits pour le père Ambroise Lafortune, qui animait L'Histoire des religions à la télévision de Radio-Canada durant les années soixante. Tous les dimanches, je créais des dizaines de planches sur la religion que le père Ambroise commentait. C'est de là que viennent les influences de l'œuvre La Résurrection  exposée dans le chœur de l'église Saint-Paul d'Aylmer.

L'architecture des habitations rappelle celle du Moyen-Orient. Mais, ce qu'il faut surtout observer c'est l'importance de la couleur et la quantité de soleils : la chaleur des pays du Sud, les jeux de couleurs chaudes, ainsi que les maisons que l'on pourrait reconnaître en visitant les villages colorés mexicains, leur artisanat et leur art populaire. Le Mexique m'avait beaucoup marqué lors de mon premier voyage! L'art populaire laisse des traces dans la murale; c'est le choix que j'ai fait parce qu'elle s'adresse à un large public de paroissiens qui fréquentent l'église. J'en étais très conscient lors de sa réalisation.

Dans l'ensemble de mon œuvre, La Résurrection représente quelque chose que je comprendrai mieux beaucoup plus tard. Ma migration au Sud, le métissage dans mon œuvre m'habitera pendant plus de quarante ans et aboutira dans la série Between, réalisée à partir de 1982 à 1984, où j'essayais de rassembler les influences du Nord et du Sud dans mes recherches. Maintenant, je sais que je suis un migrant parmi d'autres cultures, que la mienne a une identité qui évolue en symbiose avec les rencontres, et que cet état est en continuels changements et évolution.

    René Derouin

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 Une gracieuseté de Louise Barabé
 révision du 12 mars 2010