Document explicatif accompagnant la demande de permis de démolition de l'église Saint-Paul d'Aylmer
Introduction
Le 11 juin 2009, un incendie détruit l'église Saint-Paul d'Aylmer, ne laissant que des ruines. Depuis ce temps, le conseil de fabrique de la paroisse cherche à se doter d'un endroit approprié pour la tenue de ses cérémonies religieuses ainsi qu'un endroit propice à des événements tels des réceptions de mariage, des colloques et autres rassemblements.
Plusieurs options se présentaient au conseil et, au cours des deux dernières années, le conseil a tenté de trouver une solution qui répondait à ses besoins, conservait les ruines de l'église et, si possible, les utilisait dans un éventuel projet de reconstruction. Malheureusement, le conseil a dû se rendre à l'évidence que la démolition des ruines de l'église s'avère maintenant nécessaire compte tenu de plusieurs facteurs, dont les moyens financiers limités à la disposition de la fabrique.
Il est évident que cette décision provoquera une levée de boucliers de toutes parts. Il est donc important de faire le tour du dossier pour examiner les événements et les faits qui ont influencé cette décision et d’expliquer le processus qui a mené la fabrique à cette décision.
L'incendie de 2009 et les scénarios possibles
Suite à l'incendie, la fabrique a dû s'adapter rapidement pour répondre aux besoins pressants de la paroisse et à sécuriser les lieux de l'incendie. Dans les semaines qui ont suivi l'incendie, la fabrique a réussi à trouver des locaux temporaires pour la tenue des cérémonies religieuses ainsi que de faire évaluer l’état des ruines pour s’assurer de leur solidité.
Ensuite, le conseil s'est penché sur comment procéder pour assurer l'avenir de la paroisse. Dès le départ, le conseil souhaitait que tout immeuble, quel qu'il soit, puisse être multifonctionnel. De plus, l’immeuble devrait avoir une salle communautaire en plus de l'espace réservé au culte. Ce critère est important, voire absolu, de tout scénario de reconstruction. Les scénarios de reconstruction qui ont été identifiés par la fabrique sont :
La possibilité de reconstruire un immeuble à l'endroit actuel sans l’utilisation des ruines est le scénario le plus évident. Par contre, il exige la démolition des ruines de l'église puisqu'il est évident que leur entretien dans leur état actuel n'est pas désirable à moyen ou long terme. De plus, la démolition des murs est irréversible.
Avantages :
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La fabrique demeure l'unique propriétaire
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Scénario le plus simple et évident
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Possibilité de vendre les pierres pour financer une nouvelle construction
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Permet de construire un immeuble neuf répondant aux besoins de la paroisse, pouvant être multifonctionnel si désiré.
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Frais d'exploitation moindre
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Primes d'assurances moindres
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Valeur et possibilité de revente plus élevées
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Immeuble plus flexible puisque l'immeuble n'est plus patrimonial
Désavantages :
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Nécessite la démolition des ruines de l'église
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Scénario irréversible
Le scénario de construire l'immeuble ailleurs sur le territoire d'Aylmer est le scénario considéré le moins souhaitable par la fabrique puisque le manque de disponibilité d'un terrain vide d'une grandeur appropriée située à un endroit convenable et à un coût raisonnable rend ce scénario peu attrayant. De plus, il exige que la paroisse trouve une solution à la problématique des ruines de l'église incendiée puisque la vente des ruines, pour l'instant, semble peu réaliste.
Avantages :
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Pourrait permettre de conserver les ruines de l'église (peu probable)
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Tous les avantages d'un immeuble neuf
Désavantages :
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Terrain approprié à Aylmer essentiellement inexistant
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Vente du terrain actuel avec les ruines peu probable
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Possibilité d'être pris avec deux terrains
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Entretien des ruines avant la vente
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Facteur temps pendant la recherche de nouveau terrain et la vente du terrain actuel.
Suite à l'examen du scénario précédent, la fabrique s'est penchée sur la possibilité de louer ou d’acheter un immeuble existant puisqu'aucun terrain vide ne semblait disponible. Le conseil s'est vite rendu compte que la même problématique existait pour ce scénario que lors de la recherche d'un local temporaire : le manque de locaux à Aylmer pouvant accueillir entre 300 et 500 personnes.
Deuxièmement, peu d'immeubles situés dans des endroits convenables se prêtent à être adaptés aux besoins de la paroisse que ce soit par le manque d'espace sur le terrain, leur statut patrimonial ou simplement par leur nature même. En plus, tous les problèmes reliés à la vente du terrain actuel identifiés au scénario précédent demeurent.
Dernièrement, le coût d'achat étant difficile à prévoir, ce scénario a aussi été mis de côté puisqu'il est considéré comme étant trop complexe et peu réalisable
Avantages :
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Presque tous les avantages d'un immeuble neuf
Désavantages :
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Peu ou pas d'immeuble se prêtant à l'objectif
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Les couts d'achat imprévisible
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Les coûts de rénovation et d'adaptation aux besoins de la paroisse pouvant être très importants.
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Tous les désavantages reliés à l'achat d'un autre terrain identifiés au scénario précédent.
De toute évidence, le scénario qui devait être examiné en premier était celui de reconstruire à même les ruines de l'église puisque tous les autres scénarios pouvaient être adoptés par la suite si celui-ci s'avérait irréalisable. En plus de conserver l'emplacement actuel, ce scénario permettrait de conserver les ruines de l'église avec toutes les implications culturelles et patrimoniales reliées à un tel projet.
Par contre, il était évident depuis le début qu'un tel projet serait probablement au-delà des moyens financiers de la paroisse et, pour cette raison, un tel scénario devrait impliquer un ou plusieurs partenaires si c’est possible.
De plus, la conservation des ruines et leur utilisation dans une nouvelle construction ne garantissent en rien la conservation du statut patrimoniale de l'immeuble et, surtout, la conservation d'un immeuble patrimoniale ne relève pas des responsabilités d'une paroisse.
Advenant le cas où la conservation et l’utilisation éventuelle des ruines de l'église Saint-Paul d'Aylmer nuisent aux besoins et à la santé financière de la fabrique de la paroisse Saint-Paul d'Aylmer, il est évident que la fabrique ne peut se permettre de procéder avec un tel projet; la conservation d'un immeuble incendié ne justifiant aucunement la faillite de son propriétaire.
Avantages :
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Permet d'utiliser les ruines de l'église
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Permet de conserver l'emplacement actuel
Désavantages :
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Peu probable de trouver des partenaires avec les moyens financiers
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Possibilité que l'immeuble, suite à l'incendie, ne soit plus éligible pour les subventions du Conseil du patrimoine religieux du Québec
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Perte de gestion des lieux puisque la paroisse n'est plus l'unique propriétaire
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Coûts astronomiques reliés à la restauration des ruines de l'église
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Portion importante des ressources financières de la paroisse utilisée à des fins non reliées à sa mission primaire
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Risque élevé d'échec du projet dû à sa complexité au plan administratif et technique.
Ce scénario étant le plus populaire et, surtout, étant celui qui devait être examiné en premier, la fabrique décida de procéder avec ce scénario.
L'option retenue : La reconstruction avec partenaires en utilisant les murs.
Suite à la décision de procéder avec ce scénario, la fabrique décida de lancer un concours d'idée architecturale. Ce concours avait comme but de solliciter des propositions de reconstruction de l'église en présumant des partenaires qui seraient déterminés par la suite. En pratique, seule la Ville de Gatineau était réaliste comme partenaire puisqu'elle a les moyens, l'intérêt et des besoins compatibles avec le projet.
Le concours est lancé à la fin du mois de novembre 2009 et se termine au mois d'avril 2010. Au total, 9 propositions ont été reçues. Au mois de juin, les gagnants sont annoncés et les propositions sont exposées au Musée de l'Auberge Symmes tout l'été 2010.
Au mois de septembre, une rencontre est tenue entre le conseil de fabrique et les intervenants politiques de la région pour discuter du projet de reconstruction. Les personnes suivantes, entre autres, sont présentes à cette réunion :
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Tous les membres du conseil de fabrique de la paroisse Saint-Paul d'Aylmer
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Marcel Proulx (député fédéral)
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Charlotte L'Écuyer (députée provinciale)
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Luc Bouvier (chef de cabinet du maire Marc Bureau)
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Stefan Psenak (conseiller)
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André Laframboise (conseiller)
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Alain Riel (conseiller)
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Anne-Marie Gendron (représentante du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine)
Désengagement de la Ville de Gatineau
Suite à cette rencontre, les intervenants s'entendent que la meilleure façon de procéder est de former un comité spécial se composant de représentants de la Ville de Gatineau, de conseillers et de la fabrique pour examiner le projet et les besoins de la Ville.
Le mois suivant, le comité spécial se rencontre pour la première et seule fois. La Ville de Gatineau ne participe pas réellement à cette réunion puisqu'elle n'envoie qu'un observateur. Pourtant, le but même de la réunion était de cerner les besoins de la Ville dans le secteur Aylmer et comment leur participation au projet de reconstruction de l'église pourrait servir de tremplin pour y répondre.
À la fin de novembre 2010, le maire de la Ville de Gatineau, M.Marc Bureau, déclare que l’administration municipale refuse de se pencher sur ce dossier pendant qu'il existe « une poursuite possible ».
Pourtant, les représentants de la Ville de Gatineau ont déjà participé à deux rencontres avec le conseil de fabrique depuis l'envoi de la mise en demeure au mois de juin 2010 et ils ont donné leur accord à participer au comité spécial suite à cette première rencontre.
Devant le manque d'intérêt réel de l'administration municipale, la fabrique se retrouve coincée et doit prendre une décision à propos de la poursuite avant le 12 décembre 2010. Cette date est la limite pour pouvoir intenter des recours judiciaires suite à la mise en demeure livrée au mois de juin.
Si la fabrique abandonne la poursuite, elle perd tout recours contre la Ville de Gatineau pour l'incendie de 2009 et risque fort bien de tout perdre malgré les assurances de bonne volonté de la Ville. Puisque la Ville refuse de s'engager de façon plus ferme envers le projet avant la date limite, le conseil de fabrique n'a d'autre choix que de déposer sa poursuite contre la Ville de Gatineau pour au moins tenter de récupérer une partie de la valeur de l'immeuble.
Il est important de noter à ce moment-ci que la poursuite avait été entamée à contrecœur par la fabrique et, advenant que la Ville de Gatineau ait été prête à lui donner des garanties fermes d'une participation à un éventuel projet de reconstruction, la fabrique aurait pu abandonner la poursuite à tout instant.
De plus, il aurait été très simple d'en arriver à une entente de partenariat entre la Ville de Gatineau et la fabrique qui aurait été conditionnelle à l'abandon de la poursuite par la fabrique. Il n'aurait suffi qu'un peu de bonne volonté de la part de l'administration municipale pour s'entendre sur le projet.
La fabrique fait route seule
La fabrique, suite au désistement de la Ville de Gatineau, décide d'examiner la possibilité d'adapter le scénario choisi pour être réalisable avec seulement ses propres moyens financiers.
Il est évident que les projets soumis lors du concours d'idée ne répondent plus aux critères puisqu'ils présumaient des partenaires lors de la reconstruction. Donc, en décembre 2010, la fabrique décide de demander à la firme gagnante du concours d'idée, les architectes Maxime Brault et la firme Lapointe, Magne et associés, s'ils étaient d'accord d'adapter leur proposition aux nouveaux critères. Ils acceptent gracieusement et se mettent au travail.
Au mois de mars 2011, le projet adapté est présenté à la fabrique et à plusieurs intervenants du monde culturel et patrimonial de la région de Gatineau. La fabrique, ayant pris connaissance du projet adapté, demande aux architectes de procéder à une étude d'avant projet qui a comme but de bien cerner les coûts reliés au projet et pouvant donner une plus grande précision à ceux-ci.
L'étude complémentaire d'avant-projet
Cette étude (voir l'annexe A) est présentée à la fabrique au mois de mai 2011. L'étude présente trois variantes possibles sur le projet adapté présenté au mois de mars :
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L'option A se veut la plus fidèle possible au projet présenté au mois de mars.
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Utilisation de tout l'espace intérieur des murs pouvant accueillir 500 personnes
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Réparation complète des murs
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Toiture en vitre
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Nettoyage des parois intérieures des murs et consolidation des joints pour mettre en valeur la pierre
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Coûts : $5,7M
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L'option B est une simplification de l'option A pour minimiser les coûts.
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Utilisation de tout l'espace intérieur des murs pouvant accueillir 500 personnes
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Réparation minimales des murs, laissant certains travaux pour plus tard.
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Marquise nécessaire pour assurer la sécurité aux entrées
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Façade de l'église n'est pas restaurée
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Toiture métallique avec lanterneau en vitre
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Toit plat au dessus du chœur
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Intérieur de l'église fini avec du gypse peint
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Coûts : $3,6M
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L'option C se veut une exploration d'un scénario où l'on ne reproduit pas le volume de l'église. Cette option a été rejetée par la fabrique puisqu'elle n'est pas conforme au projet de reconstruction avec les murs.
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Les parois de maçonnerie sont consolidées, mais sont dissociées de leur fonction d’abri.
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Un volume rectangulaire plus simple est inséré à l’intérieur des parois de pierre laissant un espace entre les murs existants et la nouvelle construction.
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Les espaces résiduels autour du clocher et de l’ancien chœur sont transformés en cour cloîtrée.
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Il est important de noter que les prix dans cette étude n'incluent pas le mobilier, le système sonore et autres installations nécessaires pour le fonctionnement de l'immeuble autre que les systèmes de chauffage et éclairage.
Analyse de l'étude pré-construction
Suite à la réception du rapport, la fabrique a analysé les trois options présentées dans le rapport.
D'abord, il est rapidement devenu évident qu'aucune des options présentées ne répondait aux besoins matériels identifiés par la fabrique (p.2, « Consultation pastorale 2011 » en annexe). Le besoin le plus important de ceux-ci, une salle communautaire pouvant accueillir 300 personnes, est manifestement absent de tous les scénarios présentés. Ceci est un point majeur contre la reconstruction selon ces lignes.
L'option A est vite écartée puisque les coûts de construction dépassent largement les moyens financiers disponibles sans compter les dépenses additionnelles requises pour meubler et équiper la salle.
L'option C fut aussi rejetée puisqu’elle n'était pas conforme au principe de reconstruction avec les murs et le résultat final serait un immeuble hybride complexe et difficile d'entretien.
L'option B fut longuement discutée par les membres du conseil de fabrique. Cette option se rapprochait le plus des moyens financiers disponibles. Par contre, elle ne répondait pas plus aux besoins de la paroisse pour autant tout en de laisser des dépenses de réparation pour l'avenir.
De plus, le coût de construction du projet épuiserait toutes les ressources financières de la paroisse. La paroisse n'aurait plus les moyens de meubler la salle de culte, d'équiper convenablement l'immeuble en infrastructure tel un système audio et, advenant des dépassements de coûts, la paroisse n'aurait d'autre choix que d'arrêter la construction à mi-chemin.
Au fait, la fabrique calcule que l'option B requiert environ 1 à 1.5 million de dollars de plus pour être envisageable sans risquer la survie financière de la paroisse.
Après discussions, la fabrique décida, par souci d'explorer le dossier à fond, de soumettre l'option B au Diocèse de Gatineau en demandant un appui financier à celui-ci advenant une reconstruction basée sur cette option.
Présentation de l'option B au Diocèse
Au début de juin 2011, les membres du conseil de fabrique ont donc rencontré des représentants du Diocèse de Gatineau pour leur faire part du projet ainsi que les faits saillants de ce dernier. Suite à leur présentation, le Diocèse ne tarda pas à donner suite à la demande de la fabrique.
Dans sa réponse (voir la lettre en annexe), le Diocèse soulève d'abord les incertitudes financières de l'option présentée, tant au plan des dépenses prévues que les surprises éventuelles reliées à la reconstruction d'un immeuble incendié. Ensuite, il soulève le fait important qu'aucune option incluse dans l'étude ne répond réellement aux besoins de la paroisse et se limite essentiellement au seul but de conserver les ruines sans plus.
Dernièrement, le Diocèse souligne qu'elle ne dispose pas des ressources financières pour appuyer un tel projet même si celui-ci était conforme aux besoins de la paroisse.
Donc, les recommandations du Diocèse sont :
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d'abandonner le projet dans quel que soit le volet (A, B, ou C) soumis;
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de passer une résolution en bonne et due forme demandant à l'Administration diocésaine d'autoriser la démolition des ruines du bâtiment ante et de soutenir la fabrique auprès des instances compétentes de la Ville de Gatineau pour obtenir le plus rapidement possible le permis de démolition afférant;
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de procéder, au besoin, à la vente des pierres afin de récupérer une partie des coûts reliés à la démolition;
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d'envisager un nouveau projet répondant aux besoins plus immédiats de la communauté.
Le conseil de fabrique de la paroisse Saint-Paul d'Aylmer, ayant fait tous les efforts possibles pour établir un projet de reconstruction en utilisant les ruines de l'église Saint-Paul d'Aylmer, n'a eu d'autre choix que de se rendre à l'évidence : les ruines de l'église devront être démolies pour assurer la survie de la paroisse ainsi que de répondre à ses besoins.
La demande du permis de démolition
À ce moment, la fabrique réexamina les scénarios de reconstruction déterminés au début du processus. Les scénarios présentaient encore les mêmes limites et les mêmes problèmes. L'impossibilité de trouver un terrain ou un immeuble existant répondant aux besoins de la paroisse dans un délai ou à un prix raisonnable élimina les scénarios 2 et 3, ne laissant que le scénario de reconstruire sans les ruines sur le même site.
Investissement dans l'église.
La fabrique de la paroisse a investi, au cours des dernières années, d'importantes sommes d'argent pour l'entretien et la réparation de l'église. Une liste partielle, à droite, démontre les dépenses majeures. À ces montants s'ajoutent des dépenses de l'ordre de 500 000$ investies entre 1987 et 2003 pour entretenir et réparer l'église et le presbytère. Ces investissements ont été effectués par la fabrique dans le souci d'assurer l'état des immeubles pour sa propre utilisation, mais aussi pour assurer la conservation d'immeubles patrimoniaux.
Dans ce but, la fabrique a reçu des fonds du Conseil du patrimoine religieux du Québec. Par contre, pour accéder à ces subventions, elle a dû fournir 40% des sommes elle-même. Ces importantes sommes d'argent ont lourdement taxé les ressources financières de la fabrique et ont démontré les limites des campagnes de souscription qui n'ont contribué que moyennement aux sommes d'argent déboursées.
Dépenses majeures depuis 1998
1998 : reconstruction de la toiture de l'église (200 000$)
1999 : installation de toilettes à l'église (20 000$)
2006: Rejointement des pierres (450 000$) et frais d'ingénieure (52 000$)
2008 : Rejointement des pierres (199 000$) et frais d'ingénieure (25 000$)
Total : 946 000$
Il est donc évident que toute dépense majeure pour la reconstruction devra être déboursée à même les fonds disponibles actuellement à la fabrique. De plus, le Conseil du patrimoine religieux du Québec a indiqué, au début du processus de reconstruction, qu'il « ne subventionnait pas des ruines », c'est-à-dire que les ruines de l'église Saint-Paul n'étaient plus éligibles aux subventions du Conseil. Quoique cette décision pourrait être infirmée, elle ne fait qu'accentuer l'incertitude sur le financement d'une éventuelle reconstruction avec les ruines de l'église.
Les efforts déployés et les montants investis au fil des ans par la fabrique démontrent clairement que la fabrique avait à cœur l'entretien de l'église et son maintien comme immeuble patrimonial. Que la fabrique soit maintenant rendue à demander la démolition des ruines de l'église Saint-Paul ne fait que démontrer le manque d'options réalistes pour sauver les ruines qui lui reste.
Frais d’exploitation
L'église Saint-Paul d'Aylmer était un grand immeuble qui encourait d'importantes sommes pour assurer son opération. Le coût de chauffage de l'église pouvait atteindre 40 000$ par année à lui seul. La fabrique, soucieuse de minimiser les coûts d'opérations, avait fait remplacer la fournaise de l'église et du presbytère quelques mois à peine avant l'incendie.
Ensuite, les primes d'assurances pour l'église s'élevaient à 12 000$ par année compte tenu de la valeur de l'église et les risques assumés par l'assureur.
La fabrique, suite à l'incendie, est pleinement consciente des grands coûts reliés au fonctionnement et à l'entretien d'un immeuble tel que l'église Saint-Paul. Les moyens financiers limités de la fabrique l'obligent à chercher comment minimiser ces frais et, advenant une reconstruction, il est important de s'assurer que le nouvel immeuble ne soit pas un boulet financier pour la fabrique.
Si le scénario de reconstruction de l'église avec les ruines se concrétise, les frais d'exploitation d'un immeuble de cette grandeur seront importants et ils seraient un lourd fardeau pour la fabrique.
Coûts encourus suite à l'incendie
Depuis l'incendie, la fabrique a engagé de nombreuses dépenses dans le cadre de ses obligations d'assurer les services envers les paroissiens et paroissiennes ainsi que d'assurer la sécurité autour des ruines.
Voici une liste partielle des sommes dépensées à ce jour : (Total de 256 000$)
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Nettoyage du terrain et démolition d'urgence du clocheton est : 88 000$
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Rapports d'ingénieur sur la solidité des ruines : 55 000$
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Location des clôtures pour sécuriser les lieux : 34 000$
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Locations au Cinémas des Galeries d'Aylmer ainsi qu'aux Résidences le monastère : 19 000$
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Concours d'idée architecturale : 20 000$
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Étude complémentaire de pré-projet : 40 000$
En plus de ces dépenses, il faut ajouter les pertes de revenus provenant des célébrations religieuses telles les mariages, les baptêmes et les autres revenus de locations. Ensuite, la baisse du nombre de paroissiens aux cérémonies eucharistique est évaluée à environ 30%, ce qui a entrainé une baisse des dons durant la messe.
Les pertes de revenus ainsi que plusieurs des dépenses énumérées ci-dessus sont des éléments récurrents. Le temps devient donc un facteur majeur pour la fabrique et, après deux ans, il devient pressant de procéder avec la construction d'un immeuble neuf. Les délais reliés à la recherche des partenaires ainsi ceux reliés à l'attente des interventions des responsables politiques de la région n'ont fait qu'accentuer la nécessité de procéder à une reconstruction le plus vite possible.
Il est maintenant évident que la fabrique doit redresser la situation des dépenses et des revenus. La seule façon que ceci peut être réalisé est par la construction d'un immeuble neuf lui appartenant et qui pourra répondre à ses vrais besoins ainsi que de permettre de générer de nouveaux revenus et ramener les paroissiens et paroissiennes dans LEUR église.
Une conclusion inévitable : la démolition
La fabrique a tenté, pendant 2 ans, de trouver un moyen pour conserver les ruines de l'église Saint-Paul d'Aylmer. Elle a analysé tous les scénarios possibles et placé les ruines de l'église au centre de ses projets de reconstruction même si, en regardant les faits, cette idée n'était pas dans les intérêts à long terme de la paroisse. Les coûts extraordinaires d'entretien, de réparations et d'opérations de l'église sont tels qu'ils représentent un fardeau fiscal beaucoup trop lourd pour les ressources limitées de la paroisse. De plus, la réparation des murs, advenant une reconstruction basée sur les ruines, accaparerait la quasi-totalité des ressources financières de la paroisse, ce qui est inacceptable.
Pour contrer cette lourdeur, la fabrique a tenté, en vain, de trouver en la Ville de Gatineau un partenaire pour ce projet de reconstruction. Ce projet aurait permis la conservation de cet immeuble patrimonial tout en répondant à des besoins criants du secteur Aylmer en matière culturelle et communautaire. Le manque d'intérêts de la part des dirigeants de la Ville de Gatineau et son obstination à refuser de chercher un terrain d'entente avec la fabrique ont voué cette idée à l'échec.
La fabrique a bien tenté de trouver une façon de pouvoir conserver seule les ruines de l'église dans un projet plus petit tout en tentant de répondre aux besoins de la paroisse. La fabrique a dépensé temps et argent pour atteindre ce but, mais, avec la réception du rapport complémentaire de pré-projet, il est évident que les ressources financières de la paroisse sont insuffisantes pour conserver les ruines de l'église tout en répondant de façon minimale aux besoins de la paroisse.
La raison d'être même de la fabrique est de voir à l'administration des biens de la paroisse aux fins de l'exercice de la religion catholique romaine. Dilapider les fonds de la paroisse dans un projet qui n'est rien d'autre qu'un exercice futile pour conserver les ruines de l'église est, clairement, en dehors des responsabilités de la fabrique et est contre les intérêts même de la paroisse.
Les deux dernières années d'efforts ont démontrés clairement, preuves à l'appui, que la fabrique ne peut conserver les ruines de l'église Saint-Paul d'Aylmer.
Après plus de 2 ans d'effort et de tentative pour éviter l'inévitable, la fabrique demande, avec grande tristesse, de démolir les ruines de l'église avant que l'entretien de ceux-ci ainsi que l'attente interminable d'une nouvelle construction mènent à la faillite de la fabrique. La fabrique doit aller de l'avant avec une nouvelle construction et doit se libérer du lourd fardeau que représentent les ruines actuellement. Nous devons voir à notre paroisse et à nos paroissiens pour assurer l'avenir de la propagation du message du Christ ressuscité dans l'ouest de la ville de Gatineau.


