Réflexions pour le dimanche 19 février 2012

19 fév 2012 –       7e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE (B)

 

ÊTRE PORTÉ, PUIS SE LEVER

 

Sommes-nous fiers d'afficher nos limites? Lors d'une entrevue à

l'émission Tout le monde en parle (25 avril 2010), un invité m'avait

profondément impressionnée. Devenu paraplégique à 27 ans,

victime d'un tireur fou, Pierre Mainville est devenu champion

mondial d'escrime. Quand on lui a demandé s'il avait pardonné à

son agresseur, il a dit simplement que si pardonner c'était aller

de l'avant dans ce qui le fait vivre, alors la réponse était

positive. Selon lui, la vie est trop courte pour ne pas choisir de la

savourer pleinement.

 

Nos paralysies en tant que croyants et croyantes ne sont pas

toujours visibles. Dans l'évangile, Jésus libère un paralysé en lui

pardonnant puis en lui ordonnant de prendre son grabat, de se

lever et de rentrer chez lui. Parfois les épreuves de la vie nous

immobilisent au point où nous avons besoin d'être portés par

notre entourage. Jésus accueille généreusement l'initiative de la

communauté en faveur de la personne en détresse. Puis son geste

de salut relèvera véritablement la personne. Voilà bien comment

Dieu fait du neuf: ce qui, normalement, est objet d'opprobre,

Dieu veut que nous en fassions mémoire pour évoquer son

passage. Alors, pourquoi ne pas afficher fièrement nos limites?

 

Anne Morrissette

 

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PRENEZ COURAGE ! VOUS ÊTES DES PIERRES VIVANTES

 

 

 

Pensée de la journée :

 

Dieu ne peut se résigner à perdre un pécheur. C’est dans sa nature de pardonner. Il

ne peut s’en empêcher.

 

 

Pensée de la semaine :

 

En se vengeant, on devient égal à son ennemi; en pardonnant, on se rend supérieur.

 

Francis Bacon

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Intention missionnaire du mois :

 

Prions pour que le Seigneur soutienne l’effort des personnels de santé. De régions

les plus pauvres dans l’assistance aux personnes malades et âgées.

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PRIER ET RÉFLÉCHIR EN ÉGLISE

 

FÊTES ET TEMPS LITURGIQUES

 

LE CARÊME, POUR QUOI FAIRE ?

 

 

Un jour, un chrétien osa poser à un juif une question qui

le turlupinait: «Pourquoi portez- vous une petite calotte pour les

prières?» Le rabbin lui répondit: «Sous la kippa, il y a moi, et c'est

la partie de l'univers qui est sous ma responsabilité; au-dessus de la

kippa, c'est le territoire de Dieu.» Bref, la kippa souligne la distance

entre Dieu et l'humanité. il est tout proche, mais ailleurs.

 

La foi et le culte aident à franchir cette distance. Pour presque

toutes les religions, la prière et le jeûne sont des moyens de

réduire cet écart; on peut y ajouter le pèlerinage et la retraite. Dieu

est quelqu'un de très important, comme l'est pour certaines

personnes une vedette du cinéma ou de la chanson. Quand un fan a la

chance de rencontrer son idole, il se donne du temps, il engage des

dépenses, il se prive même parfois. En faisant cela, il se met déjà

comme en présence de la personne. Il rêve de se faire remarquer,

de décrocher un autographe ou même un rendez-vous.

 

Le Carême avec ses pratiques propres (jeûne, aumône, prière)

est un temps de préparation à une rencontre plus intime de

Dieu. L'Église met de nos jours l'accent sur le partage et la prière,

très peu sur le reste. Quand on y pense, ce n'est pas bête du tout.

Ces «Œuvres» de pénitence nous rendent disponibles à l'action

divine; elles nous rappellent que Dieu est en haut et nous

au-dessous de la «kippa». Tout compte fait, n'est-ce pas très bien ainsi?

 

André Pelletier