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Homélie de la semaine

ASCENSION

1ASCENSION - 2021 -

Jeudi dernier, c’était la fête de l’Ascension. Jeudi dernier, c’était le 40e jour après Pâques. Ici, au Canada, nous soulignons cette fête liturgique le dimanche suivant le 40e jour. 40 jours, puisque nous lisons dans les Actes des Apôtres: “puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu et leur a parlé du royaume de Dieu”, nous dit l’auteur des Actes.

On le sait, le chiffre 40 est un chiffre symbolique dans la Bible. Les 40 jours du déluge, les quarante ans d’Israël dans le désert, les quarante jours de Jésus au désert, les quarante jours de nos Carêmes .... Ce chiffre indique un temps de préparation, un temps de formation à ce qui va advenir. Dans les Évangiles, le jour de la résurrection, l’envoi de l’Esprit Saint et le départ ou ascension de Jésus se passent presqu’en même temps. Comment dire alors toute la nouveauté de la résurrection ? Les auteurs du Nouveau Testament ont un peu étalé dans le temps la transformation qui s’est opérée chez les disciples de Jésus par ses “apparitions”.

Ainsi, fêter en un jour précis l’Ascension, c’est contempler cet aspect de la résurrection de Jésus qui l’a “élevé”, pour employer le mot, jusqu’au niveau de Dieu en son ciel. C’est ça que la résurrection de Jésus a fait. Mais l’Ascension veut affirmer que Jésus est ressuscité.. ce qui est l’expression de la première confession de foi des chrétiens, mais que cette résurrection a transformé Jésus.

Dire que Jésus est “monté au ciel”, c’est dire qu’il échappe maintenant aux lois humaines du temps et de l’espace. La personne même de Jésus est maintenant atemporelle. Il est présent partout et toujours et plus spécialement, nous disent les Écritures, pour ceux et celles qui croient en lui.

Croire en Jésus ressuscité, c’est adhérer à sa personne, son amour pour le monde, sa mission de faire entrer le monde nouveau dans le monde d’aujourd’hui. “Proclamer l’Évangile”, c’est changer ce monde pour le monde rêvé par Jésus, ce monde qu’il a mis en lumière par ses actes et ses enseignements. Chaque fois que Jésus faisait un miracle, chaque fois qu’il annonçait la miséricorde du Père, chaque fois qu’il portait sur une personne son regard de paix et d’amour, il faisait surgir en sa personne le royaume de Dieu. Le royaume de Dieu n’était plus seulement une promesse d’avenir.... il devenait, par lui, une réalité.

“Monté au ciel”, Jésus continue d'agir de cette façon chaque fois qu’un homme, une femme, un enfant, épouse la même relation de fraternité et de respect envers les autres humains. Et c’est comme ça que, petit à petit, tous, qui que nous soyons, nous sommes appelés à construire son royaume. Croire en lui, être chrétien/chrétienne, ce n’est jamais être spectateur d’une construction ... mais c’est en être un artisan / une artisane.

Voilà la mission dont nous parle, aujourd’hui, la fête de l’Ascension. Élevé au ciel, Jésus n’est pas parti. Il n’a pas cessé de travailler à la mission de son Père. Élevé au ciel, Jésus agit par et à travers les gens de bonne volonté. “Ils s’en allèrent porter partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.” Les gestes que nous posons, les gestes de bonté, de compassion, de tendresse; les gestes de combat par la dignité et le respect des droits des plus petits... tous ces gestes nous n’en sommes que les instruments. C’est Jésus ressuscité qui les accomplit et les confirme en bâtissant ainsi le royaume de son Père.

Voilà la Bonne Nouvelle de l’Ascension ! Vous et moi, nous sommes porteurs du Christ vivant, nous sommes porteurs de sa mission d’amour pour le monde. Vous et moi, nous sommes, comme le priait saint François d’Assise, les instruments du coeur de Dieu. Personne n’est si dépourvu, privé de talents, si timide pour ne pas pouvoir mettre son grain de sel dans ce projet de Dieu pour le monde. Il faut laisser Jésus agir en nous. Il faut lui donner notre confiance.

Puisse notre liturgie eucharistique nous conforter dans cette joie incomparable de servir Dieu et ce monde qu’il aime tant.

 

Yves